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Quelques éléments de la pédagogique Montessori 

​"L'essence de l'indépendance est de pouvoir faire quelque chose par soi-même". Maria Montessori

La charte internationale demande des effectifs de 25 à 35 enfants par classe : pourquoi ?

 

En combinant la systémique Montessori et le fait que les classes possèdent au minimum 2 éducateurs :

  • L’enfant évolue dans un environnement riche et structuré, auto-dirigé.

  • Les interactions entre pairs se multiplient, ce qui améliore le développement social et cognitif.

  • Les éducateurs peuvent se concentrer sur l’observation et l’accompagnement individualisé en dehors des temps de présentation.

  • Le système global (enfant + pairs + éducateurs + matériel) s’autorégule et favorise l’apprentissage autonome.

  • Les enfants sont assez nombreux par classe d'âge ou par période de développement pour permettre d'avoir des centres d'intérêt communs. 

Prenons deux exemples ; l'une en classe 3-6 et l'autre en classe 6-12. 

Le bain de langue en 3-6 est essentiel pour les plus petits et la richesse du vocabulaire. L'adulte n'est pas le "seul" à porter la langue française de manière aboutie- les plus grands sont en responsabilité et développent la lecture. Ils peuvent lire à un plus petit. Reformuler son savoir constitue la forme la plus efficace d'apprentissage (Cf tableau).

Chez les 6-12 ans, le travail sur les puissances au carré et au cube vers 9 ans interpelle les plus jeunes sur un matériel qu'ils connaissent déjà mais sans avoir présenter cette dimension. Les plus jeunes intègrent sensoriellement les éléments qui prendront un sens accru lors de cette présentation. 

Dyslexie ​et apprentissage du son des lettres ( pas leur nom) chez Montessori

 

Un descriptif de l'adaptation de la pédagogie Montessori  aux enfants dyslexiques vous êtes proposée dans ce lien: 

https://montessori-ami.org/trainingvoices/four-important-ways-montessori-school-supports-learners-dyslexia

Aurélie COLLIN a suivi la formation AMI sur la dyslexie. 

Ce que nous pouvons scientifiquement affirmée par rapport à la méthodologie utilisée au quotidien au sein de nos classes : 

La pédagogie Montessori en 3-6 ans est hautement pertinente pour la dyslexie, car elle combine :

  1. Apprentissage multisensoriel → mieux mémoriser lettres, sons et mots.

  2. Rythme individuel → réduit stress et comparaisons inutiles.

  3. Progression graduée → consolidation solide des compétences.

  4. Développement global → renforce les compétences cognitives et sociales.

  5. Autonomie et motivation → favorise la confiance en soi.
     

Chez un enfant dyslexique, plusieurs mécanismes peuvent être fragiles :

  • Conscience phonologique : difficulté à entendre et manipuler les sons (ex : distinguer b et p)

  • Association son-lettre : le lien entre ce qu’on entend et ce qu’on voit n’est pas automatique

  • Mémoire verbale : retenir les sons ou les séquences de sons est plus coûteux

  • La mémoire de travail peut se surcharger très vite

👉 Résultat : l’enfant peut connaître le nom des lettres… mais ne pas réussir à lire un mot

Le fait de commencer l'apprentissage du chant des lettres dès 3 1/2 ans pendant que l'enfant possède ses capacités "d'éponge", esprit absorbant ( de 0 à 6 ans ) donne un certain avantage puis le fait de travailler très trop la phonologie des mots aide beaucoup les enfants. 

Nous pouvons toutefois demander aux parents un suivi chez une orthophoniste  dès 4 1/2 car nous voyons assez tôt le fonctionnement particulier du cerveau. Une prise en charge tôt permet de remédier plus aisément à l'écart de développement du langage.

Souvent cela se traduit aussi par un déficit de vocabulaire, n'hésitez pas à converser avec votre enfant avec un vocabulaire riche, ce qui lui permettra de comprendre ce qu'il lit. La compréhension constitue la pépite qui rend la lecture intéressante ! 

Fonctions exécutives - Stanislas Dehaene - Neurosciences - Les limites ????

Une matinée comme une autre…

Il est 8h30, dans une classe Montessori des 3–6 ans.
Les enfants arrivent et, naturellement, chacun choisit une activité. Il n’y a pas d’agitation : chacun sait où aller, quoi faire, à son rythme.

Les éducatrices, elles, n’interrompent pas. Elles observent.
Elles regardent les gestes, la concentration, l’engagement. Un regard attentif, discret, mais essentiel.

Lorsqu’un enfant a terminé son travail et l’a soigneusement rangé, une éducatrice peut venir lui proposer une nouvelle activité, encore inconnue pour lui. C’est un moment privilégié, presque comme une petite transmission individuelle.

Apprendre à attendre… et à grandir

Dans la classe, chaque activité est présente en un seul exemplaire.
Cela signifie que si elle est déjà utilisée, il faut… attendre. Pour un jeune enfant, ce n’est pas si simple.

En début d’année, surtout pour les nouveaux, la frustration est bien réelle. Nous les accompagnons dans ces moments-là : attendre, ce n’est pas subir, c’est apprendre.
Petit à petit, ils développent une compétence essentielle : l’inhibition, c’est-à-dire la capacité à ne pas agir immédiatement.

Un peu plus tard, une autre capacité apparaît : la flexibilité.
Par exemple : « Cette activité est prise, ton camarade viendra te prévenir quand il aura terminé. En attendant, peux-tu en choisir une autre ? »

Ce sont de petites situations du quotidien… mais de grands apprentissages pour la vie.

Regarder pour comprendre

Quand une activité est présentée, l’enfant doit observer attentivement.
Ce n’est pas toujours facile : il a souvent envie de faire tout de suite !

Mais s’il se précipite, il ne prend pas vraiment le temps d’apprendre.
Apprendre à regarder, à ralentir, à absorber… c’est déjà entrer dans la concentration.

Des activités qui construisent la pensée

Les activités proposées sont très progressives.

  • D’abord simples, avec une seule étape

  • Puis de plus en plus complexes

Ainsi, l’enfant développe :

  • sa capacité à s’organiser

  • à planifier

  • à aller au bout d’une tâche

Certaines activités, comme les « jeux à distance », sollicitent aussi la mémoire de travail.

Un environnement qui fait grandir

Tout dans la classe a du sens :

  • l’organisation de l’espace

  • la place de chaque matériel

  • le fait qu’il n’y ait qu’un seul exemplaire

  • la liberté de choix

Cet ensemble aide l’enfant à développer ce qu’on appelle les fonctions exécutives (activation, attention, organisation, contrôle de soi…).

Comprendre les limites… en les vivant

Ici, les règles ne sont pas seulement expliquées, elles sont vécues.

Par exemple, il y a des plantes sur les tables.
Pourquoi ?

  • Pour apporter de la beauté

  • Pour apprendre à prendre soin du vivant

  • Mais aussi… parce que cela demande de la précision

Si la terre tombe ? On apprend à réparer.

L’enfant traverse parfois de la frustration, une émotion… puis il trouve une solution.
C’est ainsi qu’il construit sa responsabilité.

Un cadre apaisant

Dans nos classes, il n’y a pas « d’enfant roi ».
Il y a des enfants qui découvrent, peu à peu, les limites naturelles du monde qui les entoure.

Et ce qui surprend souvent le plus les visiteurs, c’est… le calme.

Un calme vivant.
Un calme né du respect : ici, on ne dérange pas un enfant qui travaille.

Ecole

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